Ce choix peut se justifier, mais on apprécierait qu’il soit amovible lorsque l’on vise des galaxies ou des amas d’étoiles. La communauté et l’industrie astronomique s’en sont aussitôt emparées pour concevoir des modules à placer sur les télescopes optiques. Ces caractéristiques esthétiques et techniques positionnent l’instrument dans le haut de gamme, de même que le tarif de lancement de 2999€.

Pour rendre l’instrument réellement accessible au plus grand nombre, le gros défi pour Vaonis était le développement d’une application simple et conviviale. Vous devrez vous contenter de les admirer sur un écran ou des tirages petit format. En revanche, la mise au point doit être effectuée à la main, en s’aidant éventuellement du masque de Bahtinov fourni. Or, l’amélioration d’une image en additionnant des poses n’est pas un processus linéaire mais évolue comme la racine carrée du nombre d’images additionnée. Développé en France par Unistellar, l’eVscope est un télescope grand public 100% numérique. Avec son 1,25 Mpix, il ne va pas produire des images ultra précises, mais la grande taille de ses photodiodes (3,75 microns), sa capacité à encaisser l’amplification du signal (60 dB max) et son importante cadence de lecture (150 i/s) le rendent performant pour récupérer la lumière d’astres lointains et parfaitement invisibles à l’œil nu.

Le Stellina est une lunette de 80 mm, sa surface collectrice est 1,8 fois plus petite que celle de l’eVscope. Loin des télescopes assemblés par les passionnés experts – bien que très performants – l’eVscope est, comparé à eux, un bijou de simplicité. Notons aussi que l’instrument de Vaonis est assemblé en France, alors que celui d’Unistellar l’est en Asie. Ce défaut pourrait être corrigé en prenant un “dark” (une image avec un bouchon sur l’instrument) pour le soustraire aux images brutes. L’eVscope nous a surpris par ses performances sur les galaxies, même sous un ciel urbain. Avec une définition exploitable de 1,25 Mpix, l’eVscope vous emmène bien au cœur des étoiles, mais en version SD. JL Dauvergne, Publié le 31 octobre 2018, Modifié le 8 novembre 2018, Les Rencontres du ciel et de l’espace 2018, premiers essais sur le ciel de l’eVscope d’Unistellar, Bêta Pictoris, le système qui ouvre l’exploration des exoplanètes, L’astronaute américain Mark Kelly élu sénateur, Les incroyables images de Mars obtenues avec deux télescopes de 1 mètre. Pour cette prise en main, nous nous sommes rendus avec Cyril Dupuy-Sistel le plus loin possible de la pollution lumineuse parisienne, à la frontière entre la Seine-et-Marne et le Loiret. La deuxième planète de l’étoile Bêta Pictoris, photographiée par le VLT, pose des questions théoriques aux astronomes. On met donc le cap sur la nébuleuse North America (NGC 7000).

Son aspect est original et très travaillé, alors que celui de l’eVscope reste classique. Au final, le temps requis pour obtenir la première image avec le Stellina comme avec l’eVscope est comparable. La principale limite finalement tourne autour de la pérennité : pourrais-je toujours utiliser l’eVscope dans cinq ans si, par malheur, l’entreprise fait faillite ? Mauvaise idée : elle ne figure pas encore dans la liste des objets. Sur le Stellina, le démarrage de l’ordinateur interne est plus lent, et l’initialisation, plus longue, mais c’est en partie lié au fait qu’il réalise la mise au point automatiquement.

Il faut attendre quelques minutes avant de voir l’image apparaître à l’écran, le temps que le Stellina repère le champ à partir d’un catalogue de référence et qu’il fasse la mise au point. L’eVscope, lui, est vendu à 2 999 €. Stellina poursuit la prise de vue et va enchaîner les clichés pour les additionner et les traiter automatiquement au fur et à mesure. Avec une solution équipée du même capteur Sony IMX224, on s’en tire aux alentours de 1500€ (sans le PC, hein). Une fois la période d’acclimatation passée, on apprécie cependant les automatismes qu’apporte l’appareil. Coup sur coup, deux télescopes de 1 m de diamètre installés en France ont permis à des équipes d’astronomes de réaliser des images particulièrement détaillées de la planète rouge. Unistellar aurait pu éviter ces interrogations en développant un simple programme de pilotage et d’acquisition pour PC, ce qui n’est pas encore le cas (le travail semble cependant en cours). Sur le Stellina, le traitement d’image est correct en dehors d’une lueur en bord de champ sur certains clichés. Par ailleurs, le fond de ciel tend à ne pas être uniforme. Le Stellina est livré avec une batterie capable de tenir 4 heures en théorie, un peu moins dans la pratique, sans que l’on sache quand elle va être épuisée. vs. STELLINA … Si de plus grands capteurs existent sur le marché – jusqu’au plein format de l’A7R Mark IV adapté à l’astronomie ! Elle ne tient pas en entier dans le champ : la lunette est centrée sur la zone du golfe du Mexique. C’est à notre avis le plus gros point faible de cet instrument. Là, l’instrument est manifestement gêné par la présence de la Lune », analyse Cyril Dupuy-Sistel. Cap sur la nébuleuse Dumbbell. Sa seule déception au déballage vient de la documentation papier : un dépliant, certes informatif, ainsi qu’un guide technique bien chiche dont la mise en page a été réalisée sous Word et confiée à un ingénieur – désolé, maquettiste c’est bel et bien un métier ! Ils ont beaucoup en commun, à commencer par leur origine méditerranéenne : Marseille pour le premier, Montpellier pour le second. Celui qui réunit ces technologies c’est l’eVscope d’Unistellar. Par ailleurs, la caméra du Stellina est capable de tourner sur elle-même pour changer de cadrage. Ajoutez à cela que, sur le Stellina, le filtre bloque environ la moitié du spectre visible. Le produit partage quelques caractéristiques communes avec l’eVscope conçu parallèlement par Unistellar : il est pilotable via une application, il s’initialise sur le ciel en un clic à l’aide d’un GPS et d’un système de reconnaissance des étoiles, il est dédié à l’observation du ciel profond (nébuleuses et galaxies) et il est 100% numérique. Toute la chaîne d’image est numérique, l’œilleton de visée étant ainsi équipé d’un écran qui renvoie les informations capturées par le capteur. Dans les deux cas, ces tarifs peuvent trouver de nombreuses justifications. Les deux instruments ont ceci de remarquable qu’ils produisent l’image d’un objet céleste en moins de 10 minutes, montage compris. Ce n’est pas pour rien que les plus gros télescopes et observatoires sont le plus souvent en hauteur (montagnes ou pas) et proches de zones désertiques. Des questions qui se posent légitimement pour chaque premier produit de la tech. Ces deux instruments ont chacun leur propre philosophie, mais ils partagent un ADN commun : ils sont 100% numériques et connectés. Si on s’en tient à cela, l’avantage va au Stellina. Au contraire, l’eVscope est mis en difficulté en ville sur une cible d’éclat moyen, comme la nébuleuse du Hibou M97.

Le prix de la simplicité et de la compacité de ce télescope conçu pour l'observation plus que pour l'astrophotographie.

La prouesse tient ici dans le capteur d’une part, mais aussi dans les différents traitements logiciels qui analysent et « empilent » les images pour produire des clichés dont la qualité s’améliore avec la durée du temps d’exposition. En cas de pépin, les développeurs ouvriront-ils les sources du logiciel ? « Nous avons encore des améliorations à faire sur les seuils de détection d’étoiles dans le champ.

Sur le Stellina, les images sont enregistrées en JPEG sur le smartphone, avec une résolution de 1,3 million de pixels. Il permet par exemple de suivre des occultations d’étoiles par des astéroïdes. Sur le ciel, les deux instruments ne sont pas égaux. Deux autres indicateurs montrent qu’il y a une demande et une attente de tels télescopes connectés. Il faudra au moins ça pour justifier les 3000 euros de l’engin. Chacun obtient 10 points. Avantage au Stellina sur ce point. L’eVscope est donc une solution sans prise de tête qui se transporte et se met en place facilement, mais surtout permet à n’importe quel quidam – comme votre serviteur– d’observer des nébuleuses ou des étoiles lointaines.

De prime abord, l’addition semble élevée, mais elle ne l’est pas tant que cela : un système complet pour photographier le ciel profond avec le même capteur, une lunette de 80 mm de diamètre, un ordinateur et une monture équatoriale coûte 2500€ environ, sans offrir tous les automatismes de Stellina. Ils cultivent tout de même leurs différences : le Stellina est dédié à la photographie, alors que l’eVscope est orienté vers l’observation visuelle assistée, c’est-à-dire à travers un oculaire électronique. M81 “Bode’s Galaxy” – eVscope (30 min.)

Changement de cible. Lors de son lancement, le Stellina ne permettait d’observer qu’une liste limitée d’objets. Et beaucoup d'autres avantages avec l'offre numérique. Mais bonne nouvelle quand même : il y a une promotion de 400 euros qui dure jusqu'au 24 juin 2020. Nul besoin en effet de se payer un aller-retour vers la station spatiale internationale pour plonger la tête dans les étoiles. à 6000 euros voire un RiFast 800/3040 CGC OTA d'Officina Stellare à 200.000 euros ! Nous devons déjà livrer les exemplaires commandés », détaille Cyril Dupuy-Sistel.

Le design et la conception du Stellina sont plus poussés que ceux de l’eVscope. Sony annonce le Vlog ZV-1 un compact transformé en caméra de vlogging, Tamron lance un zoom de voyage compact pour les hybrides plein format de Sony, Inscrivez-vous gratuitement à laNewsletter Actualités. Dans un sifflement aigu mais discret, l’instrument va sur sa cible. La deuxième planète de l’étoile Bêta Pictoris, photographiée par le VLT, pose des questions théoriques aux astronomes. L’instrument se monte très facilement et très rapidement.

C’est dû à la luminescence du capteur, d’autant plus présente qu’il fait chaud. Avec ses nombreuses possibilités de réglage, l’eVscope vise une clientèle un peu plus avertie et a des atouts pour séduire les astronomes amateurs. Il rejoint ainsi John Glenn et Harrison Schmitt dans le cercle très fermé des astronautes ayant obtenu un siège au Sénat. Or, sur iPad il ne s’agit que d’une application iPhone que l’on peut un peu étirer. On retrouve ainsi une fonction de « relâchage » du télescope pour le « passer » à quelqu’un d’autre – typique du club d’astro où il faut se partager le matériel.